Les fourmis, ces petits insectes fascinants de la famille des HymĂ©noptĂšres, sont bien plus que de simples charognards dans nos cuisines. Avec leur organisation sociale complexe, leur ingĂ©niositĂ© collective et leur capacitĂ© Ă manipuler leur environnement, les fourmis incarnent l’ingĂ©niositĂ© de la nature. Depuis des millions d’annĂ©es, elles ont prospĂ©rĂ© sur presque tous les continents, façonnant des Ă©cosystĂšmes et fournissant des leçons prĂ©cieuses sur la coopĂ©ration, la communication et la rĂ©silience.
On vous propose aujourd’hui de dĂ©couvrir quelques fourmis que nous avons pu observer dans l’agglomĂ©ration.

La fourmis rousse est une espĂšce trĂšs commune que vous avez surement dĂ©jĂ rencontrĂ©e lors dâune promenade en forĂȘt. Elle construit des nids imposants en accumulant des aiguilles de pin et des brindilles. Reconnaissable par sa couleur bicolore : la tĂȘte et l’abdomen (gastre) sont noirs et le thorax bien roux. En cas de danger, la fourmis rousse ne pique pas mais elle est capable de projeter de l’acide formique avec son gastre Ă plus de 50 cm !

On dĂ©nombre plus de 200 espĂšces de fourmis rien qu’en France mĂ©tropolitaine. L’identification de ces petites bĂȘtes Ă©tant relativement complexe, nous n’aurons pas forcĂ©ment les noms de toutes les fourmis prĂ©sentĂ©es ici. Toutefois, il est possible de grossiĂšrement sĂ©parer les fourmis en deux groupes : celles avec un simple pĂ©tiole de celles avec un double pĂ©tiole. La jonction entre l’abdomen et le thorax est-elle en une ou deux parties ? En tous cas, si vous pratiquez le SPIPOLL c’est la distinction qu’on vous proposera de faire sur vos fourmis.

Le saviez vous ? Les fourmis peuvent porter jusqu’Ă 50 fois leur propre poids. Cette incroyable capacitĂ© de levage est rendue possible grĂące Ă leur petite taille et Ă leur structure corporelle efficace, ce qui leur permet de transporter des objets beaucoup plus lourds qu’elles-mĂȘmes. C’est un peu comme si un ĂȘtre humain pouvait soulever une voiture !

CĂŽtĂ© alimentation, lĂ encore il y a grande variĂ©tĂ© de rĂ©gimes. Chacun aura dĂ©jĂ vu des fourmis trainer vers leur taniĂšre des cadavres d’insectes ou de mollusques, parfois bien plus gros qu’elles (et parfois pas complĂ©tement mort), des graines de tous types, des fragments de vĂ©gĂ©taux, … Mais le phĂ©nomĂšne sans doute le plus connu est l’Ă©levage de pucerons traits pour le miellat.








