Le froid et la grisaille s’installent petit à petit sur Cergy-Pontoise et ils signent le début d’un de nos jeux préférés : écourter la pause déjeuner pour aller observer les mouettes sur les bassins du parc de la préfecture. L’objectif ? Trouver une mouette baguée et déterminer ainsi la provenance de ces jolis oiseaux blancs. Pologne, Belgique, République Tchèque, Lituanie, … leurs origines sont variées. Les premières sorties de l’année nous ont laissés bredouilles, les quelques mouettes présentes sur les bassins ne sont pas baguées. Mais nous espérons bien vous présenter un nouveau matricule d’ici la fin de la saison.
En revanche, nous avons été surpris par la présence d’une oie sur les bords du bassin. Et celle-ci est bien baguée !
Légère déception néanmoins : la bague rouge à la patte de cette oie est une bague d’éleveur en captivité. Elle ne nous renseignera pas sur le trajet migratoire d’un groupe d’oies sauvages, mais sur le fait que cet individu s’est échappé d’un élevage.
Il est difficile de déterminer avec précision l’espèce de cet oiseau car les animaux domestiques sont largement transformés par rapport au type sauvage, toutefois le rose des pattes, le orange du bec et les couleurs brun-gris du plumage laisse penser qu’il s’agit d’une oie cendrée.
Pour autant elle garde une allure relativement élégante et bien plus élancée que les oies domestiques en générale plus trapues et ventrues.
A cette période de l’année les oies cendrées sauvages cherchent la douceur des littoraux occidentaux et méridionaux de l’Europe. On peut d’ailleurs les observer en migration, former un V dans le ciel et pousser des cris assez sonores et nasillards. Certaines apprécient également les étangs artificiels. L’une d’entre elle avait été observée sur les étangs de l’île de loisirs il y a quelques années.
L’oie cendrée, Anser anser, est une végétarienne exclusive qui se nourrit d’algues, de graines et d’herbes broutées.
Notre individu cergyssois a l’air de trouver ce qu’il lui faut dans le parc de la préfecture car il ne donne pas l’impression de vouloir décoller de sa sieste et de sa séance de toilette. Et apparemment on l’agace avec notre objectif.
Ok, on s’en va…
Sources :
Le guide ornitho, Editions Delachaux
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