
Des inventaires de biodiversité, indicateurs de gestion d’une prairie
Le 5 juillet 2018, nous sommes allés au parc du château de Grouchy à Osny. La communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise y gère en fauche tardive une prairie humide dont la biodiversité est évaluée depuis plusieurs années par l’application de deux protocoles de sciences participatives pour gestionnaires d’espaces verts : Florilèges prairies urbaines (plantes) et Propage (papillons de jour).
Une belle rencontre avec une espèce protégée
Lors d’un transect, méthode d’inventaire de Propage, nous avons rencontré ce Flambé, Iphiclides podalirius. Cette espèce protégée en Ile-de-France doit son nom vernaculaire à ses belles lignes noires.
Ses chenilles consomment des feuilles de prunellier ou de cerisier.

Tout comme les plumes des oiseaux, les écailles, qui couvrent ses ailes et forment les motifs caractéristiques de l’espèce, permettent au papillon de trouver son ou sa partenaire pour se reproduire. Elles sont aussi probablement impliquées dans la conduite du vol, ainsi que dans l’émission et sans doute la perception d’odeurs. Elles sont accrochées, telles des tuiles d’un toit, à la membrane transparente qui constitue la structure de l’aile.
Ces écailles ne sont pas plus grosses qu’un grain de pollen. Retrouvées au fond des lacs ou dans les sols anciens elles pourraient permettre, comme le pollen, de raconter l’histoire d’un site et peut être même de dater certaines couches de sédiments.

Abîmer les écailles d’un papillon ne l’empêchera pas de vivre, mais il ne sera pas reconnu par ses congénères et ne pourra pas se reproduire.
Magnifique …. bravo
Je viens d’observer un flambé ou un machaon -je pencherai plutôt pour ce dernier -vire voltant au soleil au-dessus d’une flaque boueuse et s’y posant parfois longuement en ville à Saint Lary Soà»lan (Hautes Pyrénées) région connue de Gilles que j’ai croisé en maison d’hôtes à Guchen chez Alain et Evelyne, Gilles que je salue. Bien à vous.
Envoyé de mon iPhone
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